Écologie des menstrues


Depuis la nuit des temps, à chaque lune, le sang qui coule est symbole d’impureté ou prétexte de célébration et les femmes ont toujours trouvé un moyen d’endiguer le flot de leur cycle menstruel.

Des boulettes de mousse de sphaigne aux éponges de mer jusqu’aux guenilles de nos grands-mères, tout ce qui absorbe aura servi la cause féminine.  Aux temps modernes, les serviettes et les tampons hygiéniques jetables fabriqués de fibres de coton et de rayonne blanchis à la dioxine font leur apparition et garantissent fraîcheur et propreté.  On les adopte en masse, s’assurant ainsi d’une hygiène irréprochable.  Mais en bout de ligne, on finit par réaliser que se sont plus de 12 milliards de serviettes hygiéniques et 7 milliards de tampons qui sont rejetés dans l’environnement de l’Amérique du Nord chaque année.  Irritations, allergies, syndrome du choc toxique sont autant de conséquences découlant de l’usage des produits d’hygiène jetable, sans compter l’inconfort général qu’ils génèrent chez de nombreuses femmes et jeunes filles.

Heureusement, il existe une solution tout à fait géniale : la coupe menstruelle!  Il s’agit d’un petit récipient fabriqué de silicone chirurgical, une matière souple tout à fait hypoallergénique qui respecte l’équilibre et l’humidité naturelle des muqueuses génitales.  On introduit la coupelle à la base du vagin où elle recueille simplement l’écoulement sanguin.  On la vide 2 à 4 fois par jour selon l’importance du flot, on la rince et on la remet en place.  Confortable, on oublie  presque sa présence, on peut la porter la nuit comme le jour et pendant toutes nos activités que ce soit un sport, la danse, la natation, le vélo, etc. 

Super économique, la coupe a une durée de vie de plusieurs années : rien à acheter, rien dans les ordures, aucune irritation ni assèchement, le confort total sans risque pour sa santé ni conséquences sur l’environnement…  Mesdemoiselles et mesdames, vous n’avez absolument aucune raison de vous en passer!

Carole Charron, herboriste