Des étiquettes qui en disent long

Prendre le temps de lire l’étiquette d’emballage d’un produit alimentaire peut nous révéler bien des secrets sur sa véritable valeur nutritive. Quand on ne comprend pas ce qui est écrit, il faut se poser des question : qu’est-ce que c’est, d’où ça vient, est-ce supposé fournir à mon organisme les éléments essentiels au maintien de ses fonctions et de sa vitalité? En cas de doute, il sera sans doute préférable de s’en priver.

Dans les dernières décennies l’industrie agro-alimentaire a mis au point des substances qui sont intégrées aux aliments mais qui n’ont bien souvent aucune valeur nutritive ni aucun lien avec la vie. Il s’agira d’agents modifiant la texture ou la couleur, de produits de conservation, d’agents liant ou de remplissage, de correcteurs du goût, etc. Méfiez-vous, nombre de ces substances sont toxiques ou peuvent nuire à la santé à plus ou moins long terme et bien qu’on en ait déjà fait la preuve, cette information n’est pas toujours écrite sur l’étiquette à côté de la liste d’ingrédients.

Souvent, la toxicité d’une substance est évaluée en fonction d’une dose unique et on ne prend pas toujours en considération qu’elle peut s’accumuler dans l’organisme. Aussi, les différentes manifestations d’une perturbation ou d’une intoxication peuvent être difficiles à identifier. Les changements d’attitude, de comportement, les troubles nerveux et les allergies, les dérèglements immunitaires et glandulaires sont souvent mal cernés parce que trop difficiles à mesurer. Il n’y a pas de tests médicaux pour en faire la preuve.

Saviez-vous qu’en Amérique du Nord, plus de 450 substances chimiques élaborées en laboratoire sont autorisées comme additifs alimentaires et que les autorités européennes se sont quant à elles limité à un nombre beaucoup moindre. Comment alors s’étonner, à la lumière de ces informations, que nous soyons ici champions de la fibromyalgie, du déficit d’attention et de l’hyperactivité, de la dépression, de la maladie d’Alzheimer, des allergies, du cancer et de tant d’autres maladies dégénératives?

Les thérapeutes qui travaillent en naturopathie ou en toute autre approche globale connaissent bien toutes ces interrelations et recommandent depuis toujours de choisir des aliments frais, entiers et sains. Sachez vous servir de votre liberté de choix : évitez les préparations alimentaires bourrées d’ingrédients douteux et lisez bien vos étiquettes. Qui a dit que pour être en santé vaut mieux d’abord éviter de nuire?

Carole Charron, herboriste